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  • L'Abbaye blanche

L'Abbaye blanche

  • auteur : Laurent Malot
  • éditeur : Bragelonne
  • date de parution : 14 février 2018
  • catégorie :Romans policiers
  • collection : Thriller
  • pages : 480

Description

Un mélange unique de polar noir, de grands espaces et d’action.
Amour, meurtres et conspiration : une recette de la manipulation.

Nantua, de nos jours. Le lieutenant Gange élève seul sa fille de 6 ans. Sa femme Gaëlle est partie sans donner d’explication. Ce flic idéaliste et touchant fait ce qu’il peut pour ne pas craquer et ménager les apparences.

Quand deux meurtres se produisent coup sur coup dans cette région du Jura où il ne se passe (presque) jamais rien de grave, Gange est entraîné dans une enquête explosive. À mesure qu’il démêle les fils de ce qui s’apparente à un scandale d’État, il prend la mesure de l’iceberg qui se dresse devant lui. Les enjeux le dépassent et sa hiérarchie lui met des bâtons dans les roues.

Mais Gange doit retrouver sa femme : est-elle impliquée dans les meurtres qui ont secoué Nantua, ou victime de l’Abbaye blanche ?

Le mot de l’éditeur :

L’Abbaye blanche est un polar rural, situé en France, écrit comme un film d’action. Visuel, sonore et bourré d’humour noir, il aborde les thèmes de la manipulation, du mensonge, de l’amour et de la perte des illusions. La secte manipule ses adeptes, l’État manipule la secte, Gange ment à sa fille et se ment à lui-même en prétendant ignorer pourquoi Gaëlle est partie. Modèle d’intégrité mais humain avant tout, il est parcouru de failles, comme la roche des montagnes qui l’ont vu naître. Personnage clé du roman, le Jura offre des horizons plus larges qu’en ville. À son image, Gange peut paraître rustre, mais il porte en lui la sagesse du monde.

Habité de personnages féminins forts, L’Abbaye blanche aborde des questions politiques et sociales : les écarts de pouvoir entre les riches qui détiennent l’information, et les pauvres, qui sont manipulés. L’Abbaye blanche s’inscrit ainsi dans la tradition du roman noir, dont le traitement de thriller hyper contemporain fait un véritable page-turner.

Extrait :

Le Glock pesait au bout du bras de Gange. Plus d’une minute qu’il essayait de mettre de l’ordre dans ses pensées. Il était sale, fiévreux, ses vêtements étaient déchirés, brûlés par endroits. D’un revers de main, il essuya la sueur qui coulait de son front et irritait les plaies de son visage. Ses lèvres étaient sèches, ses jambes tremblaient depuis qu’il l’avait repérée dans les jumelles. Il avait couru sans réfléchir, ses poumons lui faisaient mal et le manque de sommeil des dernières soixante-douze heures créait un étau qui lui enserrait violemment les tempes. En pressant sur la détente, il mettrait un terme à l’enquête qui avait anéanti ses dernières illusions. Tirer, en finir avant de ne plus en être capable. Des semaines de souffrance et l’enquête enfin bouclée. La délivrance.

Ou la douleur, encore, sous une autre forme.

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