Presse
Jaquette Les profanateurs

Les profanateurs

  • magazine : Le Crapouillot
  • numero : 126 - octobre 1996
  • date : 01 octobre 1996
  • catégorie : Culture & arts

Sommaire

  • Les jeux démoniaques

    Il existe une « culture » diabolique, accessible
    à tous les adolescents, et qu'on peut trouver
    à la FNAC ou chez Virgin ... Bandes dessinées,
    films, jeux vidéos, proposent le guide du parlait
    profanateur.

  • Satan à la télévision

    La musique rock et certains films d'horreur,
    véhiculant la même idéologie satanique, qui fascinent
    les ados, sont truffés de messages subliminaux,
    inaudibles à l'oreille et à la vision, mais
    qui s'inscrivent dans l'inconscient des auditeurs
    et des spectateurs.

  • Les Satanistes et la politique

    Des zones d'ombre apparaissent dans certaines
    affaires de satanisme, de rites orgiaques et de
    profanations, rarement élucidées par l'enquête
    judiciaire et les révélations médiatiques. Des
    complicités, des intérêts occultes, entourent les
    motivations des acteurs de ces sabbats nocturnes.

  • Les moines-guerriers de Lucifer

    Certains groupes de lucifériens se réclament
    d'un nouvel « Ordre Noir », une sorte de chevalerie
    des ténèbres, avec ses épreuves physiques
    qui rappellent les méthodes des SS d'Heinrich
    Himmler. Ceux-là considèrent la guerre comme
    le rituel diabolique suprême. On les retrouve dans
    l'ex-Yougoslavie, du côté serbe ou croate, avec
    leurs rites et leurs croyances, invoquant Lucifer
    dans son rôle d'ange exterminateur.

  • Le sexe, le sang et la mort

    Le sexe, le sang et la mort semblent être l' obsession
    des profanateurs et autres groupuscules
    sataniques, qui n'ont rien à voir avec les adeptes
    du romantisme noir du siècle dernier. On est loin
    del' élitisme souverain d'un lord Byron, pape du
    satanisme littéraire. Le bruit et la fureur ont remplacé
    les grandes envolées lyriques et sombres
    des poètes romantiques.

  • Les pèlerinages du Diable

    Il n'est pas rare de découvrir dans le cimetière
    du Père-Lachaise le tombeau d'un luciférien,
    d'un adepte del' occultisme. C'est souvent autour
    de ces tombeaux que les adeptes se groupent pour
    des cérémonies secrètes. Ils deviennent des lieux
    de pèlerinages - comme la tombe de Jim Morisson,
    le mausolée de la baronne Demitov, ou le
    tombeau du mage spirite Alan Kardec.

  • L’église de Satan

    Anton La Vey, grand-prêtre de l'Eglise de
    Satan, fut l'initiateur de l'actrice Jane Mansfield,
    décapitée dans un accident de voiture. Pour
    Anton Lavey, la décapitation est la « signature
    du Diable ». Sa secte - dont le siège est à
    Los Angeles - est installée à Londres, mais
    aussi à Rome « pour frapper l'ennemi au coeur -
    dira-t-il - et parce que Rome est le coeur du
    catholicisme. »

  • Les profanateurs d’extrême gauche

    Les église incendiées, les croix brisées, les
    statuettes religieuses souillées, renversées,
    sont l' oeuvre d'activistes anti-chrétiens, dont
    les activités se sont multipliées tout au long
    de l'année 96.
    Ils dénoncent « la religion, opium du peuple »,
    mais aussi le pape Jean-Paul Il, et sa venue à Reims à l'occasion du 1500eme anniversaire
    du baptême de Clovis.

  • Satan superstar

    Depuis Charles Manson et sa bande de tueurs
    californiens, les groupes de rock satanique,
    bottés, cloutés, s'entourent de flammes et jouent
    aux cavaliers de l'Apocalypse.
    Dans la fou le hurlante, des mômes de douze-quinze ans baisent les pieds de leurs idoles,
    se baladent avec des blousons de cuir constellés
    de badges et de médailles infernales, se prennent
    pour les dignes héritiers de Satan devenu
    super-star.

  • Les vampires de Highgate

    Dans le cimetière de Highgate, les profanateurs
    se livrent à la« chasse aux vampires »,ouvrent
    un cercueil et décapitent le cadavre. Sortilèges,
    envoûtements de mort, pratiques orgiaques ... les
    sectes ne lésinent pas sur les moyens pour célébrer
    Satan. Le recrutement se fait à travers une
    culture simpliste - livres, musiques, films « gore »
    où les héros sont des mages noirs, ou des meurtriers
    psychopathes.

  • La renaissance noire

    Satanistes, skinheads et néo-païens constituent
    aujourd'hui une sorte de nébuleuse de tous les
    périls. Ils ont leurs fanzines, leur musique - le
    « black metal » -, mêlent allégrement le diable
    et Adolph Hitler dans le même sabbat apocalyptique,
    rêvent de déstabiliser le système, de
    provoquer une guerre ci vile. Un seul mot
    d'ordre : préparer « le retour des barbares ».

  • Les adeptes du paganisme

    Violation de tombes, juives ou catholiques,
    églises incendiées ... Il semble que les néo-païens
    et les satanistes passent à l'offensive, essayant
    de frapper le judéo-christianisme dans ses
    symboles, dans ses croyances.
    La plupart se sont créé une idéologie à partir
    des textes politiques de la« Nouvelle Droite».
    Ils se réclament des Vikings profanateurs du
    VII ème siècle, et des dieux de l'ancienne magie,
    au nom du combat anti-chrétien.

  • Nazisme et profanation

    L'arrestation des profanateurs de Toulon vient
    rappeler les liens qui unissent les adorateurs du
    diable à l'extrême droite néo-païenne, sur fond
    de rock satanique, d'idéologie macabre, où se
    mêlent les rites païens et l'apologie de la race
    aryenne.

  • Les commandos du Diable

    Les skinheads profanateurs du cimetière juif
    de Carpentras, proche de la mouvance néo-païenne
    d'extrême droite, voulaient célébrer le Troisième
    Reich, au nom du sang et de la race. Pour
    eux, le cimetière est un nouveau champ de
    bataille où s'affrontent le judéo-christianisme et
    les dieux germaniques.

A propos du magazine

Le Crapouillot
Le Crapouillot LE CRAPOUILLOT a été créé en 1915 par Jean Galtier-Boissière, il est alors le premier journal des tranchées. Son but étant de soutenir les soldats français présents sur le Front, tout en les informant des avancées du combat, non sans une certaine ironie. La guerre terminée, le journal ne cesse néanmoins pas d'exister mais est alors considéré comme une revue culturelle et littéraire. Plusieurs auteurs de l'avant-garde y signent des articles tels que Gus Bofa ou Francis Deloisi. Très polémique car très crue dans le ton employé dans ses critiques, la revue devient alors une référence dans l'univers du spectacle. A partir des années 30, les publications deviennent plus ponctuelles et les numéros traitent de thématiques bien spécifiques assez proches de la guerre et de la politique.

Dans la même catégorie