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Jaquette LGBT

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  • magazine : Esse
  • numero : 91 - 2017
  • date : 11 septembre 2017
  • catégorie : Culture & arts

Sommaire

  • Viva Arte Viva

    La 57e édition de la Biennale de Venise, « Viva Arte Viva » a été confiée à la Française Christine Macel, conservatrice du Centre Pompidou, à Paris. Du parcours de celle-ci, on retient souvent l’exposition « Dionysiac » réalisée en 2005 autour de la jouissance débordante de certains artistes face à la vie. Si la commissaire a choisi, pour cette biennale, de remettre la vie au coeur du propos en faisant une exposition centrée davantage sur les artistes que sur les oeuvres, le dionysiaque n’apparait plus que comme une portion congrue dans l’un des neuf « trans-pavillons » que la commissaire a construits pour rythmer l’exposition principale à l’Arsenal et au pavillon central des Giardini.

    par Nathalie Desmet
  • Virginie Jourdain

    La démarche de Virginie Jourdain s’ancre dans le contexte sociopolitique de sa production. Impliquée dans un processus critique des instances normatives – qu’elles soient culturelles, identitaires ou institutionnelles –, Jourdain accompagne sa pratique de commentaires à la fois politiques et caustiques sur le pouvoir des discours dominants, interrogeant la mise en forme des représentations et des savoirs sur les identités et les sexualités.

    par Anne-Marie Dubois
  • Vanessa Dion Fletcher par Léa Toulouse
  • Zanele Muholi

    L’imposante série photographique Faces and Phases, entamée par Zanele Muholi en 2006, comprend à ce jour plus de 250 portraits en noir et blanc de lesbiennes et de personnes trans noires, en Afrique du Sud et ailleurs

    par Philippe Dumaine
  • JJ Levine

    Le travail photographique du Montréalais JJ Levine remet en question les rôles traditionnellement associés aux identités de genre en explorant de manière intimiste les espaces domestiques queers.

    par Ariane De Blois
  • Jeux queers

    Qu’est-ce qui nous permet de reconnaitre une personne dans un objet quelconque ? Quels éléments doivent cohérer pour catégoriser une forme comme étant humaine? Jusqu’où peut-on aller dans l’abstraction, l’allusion ou l’absence flagrante ? Qu’arrive-t-il aux sens exprimés par le corps lorsqu’il est montré de manière anonyme, partielle ou abstraite ? Je propose ici une analyse de deux installations sculpturales collaboratives qui mettent en scène des formes en équilibre ludique entre le connu et l’inconnu, brouillant la notion de genre et élargissant les limites de ce qui définit l’humain. Les artistes ont recadré, segmenté et manipulé l’échelle de corps humains en cherchant à faire ressortir ces points où la sexualité devient méconnaissable et où il est possible d’imaginer le genre sous de nouvelles configurations.

    par Genevieve Flavelle
  • Le deuil queer et noir dans Parade of champions

    Le deuil est un phénomène forcément bouleversant : il n’existe aucune temporalité qui puisse le contenir, aucun lieu où il ne frappe pas. Le deuil réfute la contrainte, démentit la restriction. Sur le plan expérientiel, le deuil n’est ni sacré ni profane. Il laisse l’endeuillé brisé, morcelé, désorienté, nostalgique, appauvri, en manque de ce qui n’est plus. Comment donc aborder la représentabilité du deuil ? Comment la privation qu’entraine le deuil peut-elle s’exprimer ?

    par Ricky Varghese
  • Invisibilité individuelle et collective : les dessins- miroirs de Anthea Black et Thea Yabut

    En tant que récit dominant et réalité historique, la cristallisation de l’être humain individualisé et déconnecté a mené à l’appréhension des corps en tant qu’images, des êtres véritablement séparés ne pouvant exister matériellement en dehors des images. En dehors des images, nous faisons d’emblée et toujours partie d’un réseau d’organismes – ce que Donna Haraway appelle le « devenir ensemble » – au sein duquel nous sommes invariablement dépendants d’autres organismes pour vivre comme pour mourir.

    par Andrea Williamson
  • Les affiches de PosterVirus vues de la rue

    L’histoire du VIH/sida est encore profondément enracinée dans le problème de la signification culturelle. Et la réflexion sur ce sujet complexe, souvent glissant, ne peut se limiter à des aspects médicaux comme la contagion par le virus et la vie qui s’ensuit. Nous devons également tenir compte des codes visuels et verbaux qui se sont répandus dans la culture populaire et qui influencent notre façon d’appréhender le virus lui-même. Au début des années 1980, dans les premiers temps de la crise du sida, l’angoisse collective concernant le risque d’infection s’est trouvée amplifiée par certaines pratiques signifiantes qui présentaient les corps homos comme de pervers objets de répulsion.

    par Adam BArbu
  • Islamité et sexualités : l’art d’Ebrin Bagheri

    Au cours des trois dernières décennies, une nouvelle vague de penseurs occidentaux se sont intéressés aux représentations de la sexualité dans les mondes arabe et musulman. Généralement, les auteurs qui se penchent sur les expressions de la sexualité au Moyen-Orient soutiennent que l’Occident a créé autour de la sexualité un discours qui n’existait pas au Moyen-Orient, donnant lieu à ce qui pourrait être appelé l’homocolonialisme – des idéologies impérialistes imposées au nom de la tolérance sexuelle. C’est ce que Joseph Massad appelle l’«Internationale gaie», une mission ininterrompue d’impérialisme gai qui cherche à exporter les modèles d’homosexualité occidentaux en des lieux où ils n’existaient pas auparavant, éradiquant dans les faits les codes identitaires sexuels en place.

    par Andrew Gayed
  • Au temps de l’homonationalisme

    À travers cette rhétorique homonationale, l’exceptionnalisme canadien met en place tous les éléments pour récupérer la sexualité queer racisée (blanche et non blanche) selon un mode de gouvernance néolibéral faisant fi de la couleur en produisant des sujets citoyens queers exceptionnels et en affirmant le statut exceptionnel du Canada dans le monde1.

    par Clinton Glenn

A propos du magazine

Esse
Esse ESSE arts + opinions s’intéresse aux diverses pratiques disciplinaires et interdisciplinaires (arts visuels, performance, vidéo et cinéma d’auteur, musique et danse actuelles, théâtre expérimental, etc.) et à toutes formes d’interventions à caractère social, in situ ou performatif. La revue Esse privilégie les analyses qui abordent l’art en relation avec le contexte (géographique, social, politique ou économique) dans lequel il s’inscrit, les pratiques relationnelles, les œuvres engagées, les manifestations hors les murs. esse soutient aussi les discours d’artistes et d’auteurs qui prennent en compte les créations expérimentales ou risquées, remettant en question les valeurs dominantes. La revue se démarque par son engagement et sa volonté à tisser des liens entre la pratique artistique et son analyse. esse est présent au canada et en Europe.

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