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Jaquette L’imprévisible

L’imprévisible

  • magazine : Recherches en Esthétique
  • numero : 15 - octobre 2009
  • date : 01 octobre 2009
  • catégorie : Culture & arts

Sommaire

  • De l’abstraction comme principe élevé à la figuration comme narration de l’intime

    Entretien avec Stan.
    Récemment révélé au grand public à la galerie T&T en Guadeloupe ainsi qu’au Pool Art Fair de New York où il représentait l’île francophone, le
    peintre Stanislas Musquer, dit Stan, offre dans sa peinture un bel exemple
    d’imprévisibilité par la rencontre non fortuite entre la peinture des deux
    Amériques, celles du Sud et du Nord. Ce rapprochement, qui dans la
    réalité politique et économique se révèle toujours à l’avantage de l’un,
    au détriment de l’autre trouve dans la peinture un équilibre savoureux,
    bel exemple d’utopie d’un lieu-tableau démocratique, où l’on peut lire un
    grand respect des cultures autres qu’occidentales.
    Ce texte mêlera des éléments d’analyse de l’oeuvre de Stan et un entretien
    réalisé avec l’artiste entre février et avril 2009.

    par Sébastien Caro
  • Mesurer l’impossible : Entretien avec Jean-Louis Lebrun

    Peintre, plasticien, illustrateur, auteur de bandes dessinées, Jean-louis Lebrun développe dans son oeuvre un jeu entre les formes, les couleurs et les mots. Depuis les années 1980, les mots sont en effet entrés dans sa peinture et se sont imposés au point de devenir envahissants. C’est donc tout naturellement qu’il a développé une activité plus axée sur l’écriture et qu’il a réalisé des livres qualifiés de « livres-objets » ou « livres d’artiste », dans lesquels l’écriture se développe dans la forme même des pages. Jean-Louis Lebrun nous parle ici de cette activité qui a débouché dernièrement sur un objet hybride où les mots, les formes et les couleurs s’interpénètrent de manière aléatoire.

    par Dominique Berthet
  • Luz Severino, un regard sur le monde

    La fréquentation de l’atelier d’un artiste est souvent pour moi un moment privilégié au cours duquel il m’est offert la possibilité de pénétrer une
    double intimité. L’intimité du lieu, son atmosphère, son ambiance, son
    odeur, son organisation, et celle de l’artiste confronté à l’acte créateur.

    par Dominique Berthet
  • Bruno Pédurand, au risque de l’imprévisible

    Tout artiste crée un monde qui lui est propre. Un monde constitué de formes et de signes, caractérisé par une atmosphère, un climat, une ambiance, un monde marqué par des espaces spécifiques, une technique et/ou un matériau particulier. Autant d’aspects qui permettent d’identifier immédiatement l’auteur d’une oeuvre que l’on voit pour la première fois. Le monde que propose Bruno Pédurand est empreint de gravité, quand il n’est pas plus ouvertement tragique.

    par Dominique Berthet
  • Le corps inhabitant de l’imprévisible

    Dans la parole, du moins telle que la réalisent les écrivains, l’imprévisible est une catégorie qui ne dit pas son nom. Les dégâts qu’elle peut causer à l’Installation- Langue peuvent être assez considérables. Ainsi en est-il de la question de l’accident et de la substance, termes rappelant la situation où l’identité catégorielle grammaticale d’une entité peut se trouver déplacée vers une autre, selon les attractions et les combinatoires propres à l’époque, au genre, ou simplement par… fugue hors du champ, si l’on peut traduire par fugue ces acrobaties auxquels se sont livrés certains auteurs intenables.

    par Samia Kassab-Charfi
  • Le lieu comme matériau. Entretien avec Ernest Pignon-Ernest

    Ernest Pignon-Ernest est né à Nice en 1942. Il vit et travaille à Paris. Il a fait de la rue le lieu même d’un art éphémère qui en exalte la mémoire, les événements ou les mythes. Il a ainsi préfiguré nombres d’expériences artistiques sollicitant l’espace du dehors. On retiendra sa première intervention in situ en 1966 sur le Plateau d’Albion (parcours de pochoirs). En 1971, sa première intervention avec des sérigraphies de personnages grandeur nature : collages dans Paris à l’occasion du centenaire de la Commune. En 1975, «Immigrés» (Avignon) ; 1978, «Parcours Rimbaud» ; 1981 «Neruda» (Santiago du Chili) ; 1988 – 1995 Naples ; 2001 «Parcours Desnos» ; 2002 Soweto (Afrique du Sud) ; 2003 «Parcours Maurice Audin» (Alger), 2006 «Parcours Genet» ; 2009 «Parcours Mahmoud Darwich» (Ramallah, Jerusalem, Naplouse).

    par Dominique Berthet
  • Construire l’imprévisible. Une brève esthétique de l’architecture

    Aussi rationnellement que nous voudrions vivre, nos connaissances historiques ne nous permettent pas de prédire l’avenir. On peut multiplier les sondages, mais toutes sortes d’événements intervenus au cours d’une campagne électorale peuvent faire basculer un nombre plus ou moins grand d’électeurs vers l’un ou l’autre camp ce qui, une fois les élections terminées, fournit de la matière aux politologues qui interprètent ce qui s’est passé.

    par Heiner Wittmann
  • “Architectures de l’imprévisible ” chez Tadashi Kawamata

    Tout est architecture ! » proclama Hans Hollein en 19631 (architecte autrichien né en 1934 à Wien). Provocation d’un artiste-architecte contestataire mais aussi profession de foi d’un enseignant d’architecture. En effet, Hans Hollein enseigna l’architecture dès le début des années 1960 en Europe et aux États-Unis.

    par Hugues Henri
  • La caméra positionnelle devant l’imprévisible monde (à propos de Robert Bresson et Jacques Tati)

    Le monde existe en dehors de ma subjectivité ; son extériorité est un défi pour ma conscience. La phénoménologie insiste à juste titre sur cette donnée fondamentale de la relation de l’être humain au monde. C’est une erreur, dont Husserl nous protège selon Sartre, de « dissoudre les choses dans la conscience ». L’objet, tout relatif qu’il soit à la conscience, lui reste extérieur, n’y entre pas, lui résiste, qu’il s’agisse de connaissance ou d’affect, de l’objet que l’on repère ou de celui vis-à-vis duquel on réagit (qu’on l’aime ou qu’on le haïsse).

    par Dominique Chateau
  • Créativité imprévisible et plasticité cérébrale

    Tout d’abord l’imprévisible qui frappe, le coup du destin, un avant, l’après. Exemple par excellence, l’accident vasculaire cérébral. La neurologue Jill Bolte Taylor a récemment donné un récit de sa propre expérience d’un AVS. Pour la première fois, une description clinique vécue de l’intérieur est présentée d’un accident cérébral. La neurologue décrit depuis les premières minutes, l’apparition et l’extension des handicaps sensoriels, cognitifs et moteurs que la spécialiste peut associer à l’extension d’une hémorragie cérébrale dans son hémisphère gauche.

    par Hervé-Pierre Lambert
  • Notes pour une poïétique de l’imprévisible

    Tout l’imprévisible est dans le Pré du non visible. Certains disent : -Consultons les astres. Le Ciel est un immense Présent où tourne le futur, et «le déterminisme est descendu du ciel sur la terre» (dixit Bachelard). Donc, le prévisible est astronomique et l’imprévisible, dans nos vies obnubilées, est un brouillard stellaire.

    par René Passeron
  • L’imprévisible artistique : une mécanique de l’incontrôlé

    Entretien avec Marc Jimenez

    par Dominique Berthet

A propos du magazine

Recherches en Esthétique
Recherches en Esthétique RECHERCHES EN ESTHETIQUES est l'organe éditorial du Centre d’Etudes et de Recherches en Esthétique et Arts Plastiques (CEREAP). La revue, publiée en Martinique, rassemble autour d’un thème entre vingt et vingt-cinq articles par numéro. Revue théorique internationale, ses domaines de réflexions couvrent un large registre : les arts plastiques, l’esthétique, la philosophie, la littérature, les arts du spectacle, l’architecture, la photographie, le cinéma, la musique, la bande dessinée, etc. Une place importante est aussi accordée dans chaque numéro aux artistes contemporains et en particulier à ceux de la Caraïbe, devenant de ce fait l’un des rares outils d’information et surtout d’analyse de l’art de cette région. La revue est diffusée dans les universités et écoles d’art ainsi que dans plusieurs musées français et étrangers. Recherches en Esthétique s’inscrit résolument dans son temps. Cette revue crée des liens entre les lieux, les individus, les esthétiques ; elle témoigne de cet esprit d’ouverture sans lequel il n’y pas de rencontres et de partages possibles. Interdisciplinaire et critique, elle propose des points de vue croisés sur des thèmes qui trouvent des résonances particulièrement riches en art. Cette revue est l’actualité d’une pensée qui montre le divers à l’œuvre.

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