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Jaquette Géopolitique

Géopolitique

  • magazine : Esse
  • numero : 86 - 2016
  • date : 15 janvier 2016
  • catégorie : Culture & arts

Sommaire

  • Après la cartographie cognitive

    La forme politique du postmodernisme,
    s’il y en a jamais une,
    aura pour vocation l’invention
    et la projection d’une cartographie
    cognitive mondiale sur
    une échelle aussi bien sociale
    que spatiale.

    par Michael Eddy
  • L’économie de la surveillance

    Vers une géopolitique
    de la personnalisation

    par Emily Rosamond
  • Art + géopolitique

    La géopolitique traite des interactions
    entre le politique et le territoire
    géographique, et ces interactions,
    lorsqu’elles sont soumises à des
    relations de pouvoir et de domination
    extrêmes, deviennent synonymes de
    conflits menant – on le vit actuellement
    – à la migration de populations, au
    renforcement des frontières et à la
    mise en place de diverses formes
    de surveillance.

    par Sylvette Babin
  • Architecture de la séparation de réseau vs géométrie

    Si les processus de connectivité s’intensifient aujourd’hui
    à l’échelle planétaire jusqu’à prévaloir, en apparence du
    moins, sur les frontières à la fois physiques (comme la
    Grande Muraille de Chine ou la Ligne verte à Chypre)
    et psychologiques (comme les barrières idéologiques
    posées par la censure, la religion et la xénophobie),
    la géographie mondiale présente encore de profondes
    divisions. Autrement dit, et pour emprunter une image
    plus parlante, le globe reste parcouru de failles profondes,
    à l’instar du Grande Cretto, célèbre oeuvre de land-art
    réalisée par Alberto Burri à Gibellina, en Sicile.

    par Lina Malfona
  • Paradis fiscaux et espace extraterritorial

    La représentation du géopolitique est un
    lieu de tensions sur le plan théorique
    et artistique et, parfois, de contradictions.
    On peut dresser de nombreux parallèles
    entre le débat sur la propriété et le pouvoir
    diffus des télécommunications et les
    débats sur la circulation, non règlementée,
    des oeuvres d’art. Dans cet essai, je propose
    de décortiquer l’enchevêtrement des
    rapports entre l’art et les télécommunications.
    Mon but est de soulever quelques
    questions fondamentales sur le problème
    de la résistance opposée par l’art à son
    utilisation comme instrument de manipulation
    à l’échelle géopolitique. Dans un premier
    temps, j’examinerai l’émergence de
    ces zones supraterritoriales qui permettent
    aujourd’hui de contourner la règlementation
    et le contrôle exercés par les États,
    dont les paradis fiscaux destinés à l’art.
    Dans un deuxième, j’analyserai comment
    le champ de l’art – une sphère non règlementée
    pour une bonne partie – s’imbrique
    dans le contexte géopolitique.

    par Robin Lynch
  • Survivre par-delà la ligne

    Une image réalisée en 1982 par le photojournaliste francoiranien
    Abbas montre, au milieu des édifices en ruine du
    centre-ville de Beyrouth, une rue entièrement recouverte
    d’une végétation dense qui s’étend au loin, indéfiniment.
    Durant la guerre civile libanaise de 1975 à 1990, la rue de
    Damas se transforma en un no man’s land désigné sous
    l’appellation de « ligne verte1 » en raison de la verdure des
    plantes sauvages qui avaient envahi ses espaces désertés.
    De la place des Martyrs vers le Mont-Liban, la rue de Damas
    constituait le lieu de démarcation entre deux secteurs de la
    capitale, chacun étant défini par une identité confessionnelle.
    Beyrouth-Est était majoritairement contrôlée par les
    phalangistes chrétiens et Beyrouth-Ouest, par les partis
    musulmans, l’Organisation de libération de la Palestine (OLP)
    et les gauchistes révolutionnaires.

    par Mirna Boyadjian
  • Des bouquets (im)possibles

    Au 17e siècle, le peintre
    néerlandais Jan van Huysum
    (1682-1749) a peint des natures
    mortes représentant des
    bouquets impossibles, soit de
    somptueux assemblages de
    fleurs qui, à l’époque, ne fleurissaient
    pas à la même saison
    ou sous les mêmes latitudes.
    Ses compositions illusoires
    compressaient le temps et
    l’espace ; grâce à l’invention
    artistique, elles reconstruisaient
    la nature, devançant les techniques
    horticoles modernes.

    par Noa Bronstein
  • Jimmie Durham

    Au coeur du travail artistique, de la poésie et des
    essais de Jimmie Durham, mais également au coeur
    de son engagement comme activiste pour la cause
    autochtone et comme défenseur des droits de
    la personne, on retrouve un constat tout simple :
    depuis toujours, la géographie a conditionné
    la politique, pourtant la politique a toujours fait
    comme si la géographie n’existait pas et comme
    si aucune limite spatiale ne pouvait entraver
    son action.

    par Jean-Philippe Uzel
  • ARCTICNOISE, de Geronimo Inutiq

    Une lecture en contrepoint

    par Sydney Hart
  • Sandra Calvo à la Biennale de La Havane

    Architectes
    du quotidien

    par Édith-Anne Pageot
  • Samuel Roy-Bois

    La pyramide

    par Marie-Ève Tanguay
  • Take me... Drop me

    Il n’est rien de plus noble que de vouloir changer
    les règles du jeu de l’exposition. Hans Ulrich Obrist
    s’en fait un programme depuis deux décennies.
    En s’associant à Chiara Parisi et à Christian Boltanski
    à la Monnaie de Paris, il reprend un projet initialement
    réalisé à la Serpentine Gallery en 1995,
    intitulé Take Me (I’m Yours), qui devait revisiter
    les règles habituelles de l’exposition en cherchant
    à faire de la visite une activité ordinaire, proche
    de celles de la vie quotidienne. La proposition
    actualisée, avec près de 30 artistes supplémentaires,
    s’attache toujours à déconstruire le rapport
    des spectateurs aux oeuvres en mettant le don,
    l’échange, la participation et la dispersion au coeur
    de l’exposition. Par le lieu et le contexte choisi –
    l’institution française qui frappe la monnaie –, elle
    s’impose indéniablement comme une occasion
    de penser la valeur : celle de l’exposition, celle de
    l’art et, fait inhabituel, celle du spectateur.

    par Nathalie Desmet

A propos du magazine

Esse
Esse ESSE arts + opinions s’intéresse aux diverses pratiques disciplinaires et interdisciplinaires (arts visuels, performance, vidéo et cinéma d’auteur, musique et danse actuelles, théâtre expérimental, etc.) et à toutes formes d’interventions à caractère social, in situ ou performatif. La revue Esse privilégie les analyses qui abordent l’art en relation avec le contexte (géographique, social, politique ou économique) dans lequel il s’inscrit, les pratiques relationnelles, les œuvres engagées, les manifestations hors les murs. esse soutient aussi les discours d’artistes et d’auteurs qui prennent en compte les créations expérimentales ou risquées, remettant en question les valeurs dominantes. La revue se démarque par son engagement et sa volonté à tisser des liens entre la pratique artistique et son analyse. esse est présent au canada et en Europe.

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